Génération Y, les jeunes papas font leur petite révolution

Les jeunes papas ont amorcé une révolution silencieuse et sont bien différents des clichés véhiculés par la publicité. Sans tapage, ni revendication spectaculaire, ils s’investissent davantage dans l’éducation de leurs enfants et dans la gestion du quotidien. Bizarrement, cela ne se traduit pas par de grands changements dans les campagnes publicitaires de la puériculture. Le père y est souvent présenté dans des attitudes caricaturales, qui correspondent de moins en moins aux pères de la nouvelle génération.

Les papas seraient-ils des consommateurs de seconde zone ?

Jeunes papas comportement
Si l’on en croit les campagnes de publicité, on serait tenté de dire qu’ils sont en effet les grands oubliés du marketing. L’univers de la puériculture les intègre peu dans leur communication. Quand c’est le cas, il s’agit bien souvent de se moquer de leurs maladresses ou de tourner leurs interventions en dérision. A en croire les publicités, ils seraient incapables de changer une couche-culotte et feraient appel à leur tendre moitié à la moindre poussée de fièvre ou éruption cutanée. Ne serait-ce pas un peu caricatural ?

Les nouveaux pères cassent les codes

Les nouveaux pères se moquent des conventions établies depuis des lustres. Le vieux schéma de l’homme qui travaille pour nourrir sa famille et de la femme qui pourvoit à l’éducation des enfants vole en éclats. L’éducation qu’ils souhaitent apporter à leurs enfants ne s’établit plus sur des rapports de force, mais des rapports de complicité. Ils n’hésitent pas à s’inspirer de modèles féminins pour éduquer leurs enfants. Fini les pères fouettards, les papas d’aujourd’hui veulent plus de proximité et de partage :

  • 86 % des pères apportent à leurs enfants une éducation différente de celle qu’ils ont reçue ;
  • 46 % d’entre eux s’inspirent d’un modèle féminin, leur mère ou leur conjointe.1

Les nouveaux pères investissent l’espace numérique

papas bebe
Et quand ils hésitent encore, savez-vous où les pères vont chercher de l’information ? Sur internet, bien sûr. Selon Google, ils sont sept sur dix à le faire. Le numérique n’est pas uniquement une source d’information en cas de doute, il permet aux papas d’échanger sur tous les aspects de la paternité, sans tabous. Les nombreux blogs créés par des pères ne font que mettre ce phénomène en évidence. Allez les visiter, vous verrez, ils parlent vraiment de tout !

L’avis des pères compte dans les achats de puériculture

Au risque d’étonner papy Jean-Claude, leur intérêt ne se limite pas aux gros achats, comme celui d’un lit ou d’une poussette. Ils s’impliquent même dans les achats du quotidien, l’alimentation ou les couches. Alors, pourquoi les marques ne les mettent-elles pas plus en vedette dans leurs publicités ? C’est une lacune des plus regrettables, elles passent ainsi à côté d’une cible très large et plus intéressée par leurs produits qu’elles ne l’imaginent. L’ignorer revient à faire l’impasse sur les 1,8 million d’hommes2 de la génération Y, nés entre 1980 et 1994, qui représentent cette génération des jeunes papas ou futurs papas.

Allez les marques de puériculture ! Faites plaisir aux nouveaux pères ! Parlez-leur, mettez-les en valeur. Ils n’attendent que ça !

Sources : 1. Enquête Unaf (Union Nationale des Associations Familiales) 2015 – 2. Insee

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